jeudi 22 novembre 2012

Pelouses interdites


L'association La Ruche
vous invite à découvrir l'exposition

PELOUSES INTERDITES

Laurent Bonté, Arnaud Caquelard,
Antoine Caruel, Julien Douesnard,
Grégoire Faugeras, Julien Gorgeart,
Albane Hupin, Jason Karaïndros,
Guillaume Le Moine, Paatrice Marchand,
Odile Tinghir, Julie Tocqueville, Anne Touquet.

Exposition ouverte du 08 décembre 2012 au 27 janvier 2013
Vernissage le 07 décembre à partir de 18h30
Ouverture les mercredi, samedi et dimanche de 14h à 18h30
En raison des fêtes de fin d'année, La Ruche sera fermée
du 20 décembre au 4 janvier inclus.




L'association La Ruche consacre chaque année depuis sa création une exposition autour de la notion d'habiter. En 2010/2011, l'exposition ZAP, Zones d'Architectures Plurielles, abordait le thème de l'espace public et de l'urbanisme à l'échelle du quartier. En 2011/2012, l'exposition HOME explorait le thème de l'intimité liée à la maison. Retrouvez les archives de ces deux expositions sur le blog http:/associationlaruche.blogspot.com. Pour 2012/2013, l'association souhaitait conclure ce cycle par une troisième exposition intitulée « PELOUSES INTERDITES ».
Dans le cadre de ce cycle de réflexion, l'association La Ruche a lancé un appel à projet pour ce troisième volet d'exposition, qui se concentre sur le lien entre l'espace public et l'espace privé, c'est à dire le jardin. En effet ce dernier peut être considéré comme un trait d'union ou un sas entre ces deux territoires.
Le jardin représente d'une part un espace clos ou délimité, aux limites pas toujours matérialisées, mais dépendant d'une habitation. Dans ce cas-là, il est identifié comme une extension de la maison et de l'espace privé, bien qu'il soit souvent visible depuis l'espace public.
D'autre part, le parc, ou autrement dit le jardin public, est un espace de verdure partagé par tous, un espace social où peuvent se déployer des activités multiples.

Laurent Bonté:

"Laurent Bonté est un artiste français, né en 1961 à Nevers. Il vit et travaille à Nevers et Sète. Depuis 1994, dans son projet au long cours «No/Made», il prend en photo les différentes étapes du périple de son petit objet blanc caractéristique. Le rapport entre voyage et mémoire est au centre de ce travail..." Aitor Alfonso

Arnaud Caquelard:

"Ma recherche se situe entre les territoires du plaisir et du danger. Elle passe aussi par les registres de l’enfance. Je m'intéresse de prêt à tout ce qui touche à l'enfermement tant mental que physique, que je retranscris à l'aide d'un vocabulaire de formes, de matières en constante extension/expansion. L’enfermement est une source d'inspiration, ce qui fait que je produis des pièces abstraites révélatrices de cette "obsession"..." Arnaud Caquelard

Antoine Caruel:

"Mon travail est sans cesse traversé par la question de disparition, ou plus exactement d’effacement. Les images du passé et les images envahissantes, omniprésentes aujourd’hui, sont tellement abondantes que nous les regardons à peine ou trop vite. Une image chasse l’autre dans un phénomène d’accélération et de surenchère qui produit une espèce d’aveuglement et de trouble de la compréhension sinon de la perception..." Antoine Caruel

 Julien Douesnard:

"Prolongement de la rue et de l’espace public, le jardin constitue une respiration dans la ville, une échappatoire visuelle offerte aux promeneurs par les jardiniers-riverains. De la rue, on perçoit généralement le jardin de façon tronquée, filtrée, que ce soit à cause des haies ou des clôtures, qui marquent la limite avec l’espace public. Ni jardin partagé, ni jardin secret, le promeneur ne fait pas réellement partie de cet espace..." Julien Douesnard

Grégoire Faugeras:

"L’humour, l’apparente idiotie des matériaux interroge sur le caractère bien sérieux du travail de Grégoire Faugeras. Il met en abîme le bricolage maladroit et le ready-made. Tour à tour pataphysicien, équilibriste passionné de contes de fées périmés, metteur en scène contemplatif idéalisant des cités romantiques en plastiques, Il se joue de tout ce qui fait forme pour alimenter une vision surréaliste mais dont les codes sont évidents et inscrits dans les matériaux..." Samuel Léchère

Julien Gorgeart: 

"Ma démarche artistique s’articule essentiellement autour du thême du vestige. Le vestige comme témoignage d’un événement advenu, inéluctable, et nous nous trouvons en présence de ses traces. Aucune action à proprement parler n’est à l’oeuvre : nous sommes dans l’ère de l’après. La cause, elle, est toujours laissée libre d’être inventée..." Julien Gorgeart

Albane Hupin:

"Proche des questionnements posés dans les années 1960 par la peinture minimaliste et Support/Surface, l’artiste met en œuvre les constituants du médium pictural tout en tenant compte des codes iconiques qui ont participé à sa redéfinition. Le plan du tableau, la touche de pinceau, l’architecture du châssis sont mis en perspective par l’appropriation d’icônes de la peinture..." Alys Demeure

 Jason Karaïndros:

"Jason Karaïndros appartient à une génération qui, en dépit de la précarité économique ambiante, et sans doute même « grâce » à elle, a fait le choix d’explorer la pauvreté, la proximité, la mobilité, la rue mais aussi la nature, pour transcender le socialisme de façade des héritiers du mouvement moderne et rechercher ailleurs que dans la ligne droite les voies d’un art, d’un design et d’une architecture rendus au sentiment de l’oïkos, c’est-à-dire de l’habitat..." Guy Tortosa

Guillaume Le Moine:

"L’architecture est omniprésente dans le travail de Guillaume Le Moine, elle apparaît sous plusieurs déclinaisons. Elle est, en premier temps, moderne ; témoin du mythe fondateur du progrès - produit de l’in nité - passée de la lumière à l’ombre de la désillusion et du désenchantement. Les bâtiments massifs, les tours immenses et les panneaux gigantesques, dont se dotent les mégalopoles du monde entier, sont immanquablement visibles et servent ainsi de supports communicationnels..." Jessy Ducreux

Paatrice Marchand:

"Ma pratique consiste à donner quotidiennement un commentaire graphique aux espaces que je croise. Je prends la liberté de le faire ou en accepte naturellement les propositions qui me sont faites. Spontanément attiré par l'observation de mon environnement, l'action d'apposer un dessin sur un lieu ou dans un carnet se fait naturellement. J'ai constamment l'envie de développer, dilater ou déformer le sens d'un lieu avec le concours de mon imagination..." Paatrice Marchand

Odile Tinghir:

"Je travaille sur l’espace l’espace(s) contraint(s) Ou nous pensons qu’il commence ce qu’il produit sur nous, nos perceptions de ces espaces. Les interractions des espaces et des personnes. Dans quelles mesures les containtes nous obligent à créer..." Odile Tinghir

 Julie Tocqueville:

"Julie Tocqueville sculpte le réel. Elle s’appuie sur ce réel ordinaire pour recréer une  réalité qui sera extraordinaire : un univers dans lequel toute logique sera bouleversée. Subtilement, Julie Tocqueville transfigure le quotidien : elle en modifie des principes physiques de base, remet en question la fonction ordinaire des objets, associe les idées et les formes dans un esprit   assez proche du ready-made. Elle ne se contente pas de faire une simple observation ou de collecter les choses qui l’entourent ; elle en fait  sa matière première..."

Anne Touquet:

"Récit visuel, mon dessin est un peu comme un fantôme de ce qui a été vu. Il porte la trace d'un trait précis et raffiné qui jongle avec le suggéré et le deviné. Ma grammaire graphique joue des absences en dessinant par le vide. Le regard se déplace, ou se perd dans l’absence pour retrouver un détail minutieusement composé. Il déambule dans l’espace même du papier, et invite à un autre voyage. Signifier par le manque, pour inviter celui qui regarde à compléter les manques. Je construis des espaces de suppositions, de divagations, ou de dispersions..." Anne Touquet

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